Le mot domotique est un néologisme un peu fourre-tout qui désigne l’informatisation du lieu d’habitation. On étend souvent son sens à tout ce qui utilise de l’électronique dans la maison.

Celui-ci est présent dans de nombreux appareils électroménagers, la télévision, le magnétoscope, le téléphone, les systèmes d’alarme et de régulation du chauffage, etc. Et les micro-ordinateurs équipent de plus en plus de foyers français (16 % en 1996), grâce à la baisse de leur coût et aux progrès techniques réalisés: ils intègrent de nouvelles fonctions de communication et de vidéo; ils peuvent contrôler et piloter l’ensemble des appareils domestiques. Les constructeurs commencent à proposer des systèmes permettant aux appareils de communiquer entre eux et avec l’extérieur.

Les maisons intelligentes

Dans les années 1980, de nombreuses maisons expérimentales ont servi aux constructeurs pour mettre au point la « maison intelligente », entièrement câblée, un micro-ordinateur central surveillant tous les appareils. Des systèmes capables de gérer un domicile existent, mais leur prix de revient est encore trop élevé et leur maintenance trop complexe.

La domotique est donc loin de se généraliser. Seules des applications techniques partielles sont commercialisées et certains constructeurs préfèrent développer l’informatique dans chaque appareil. La « maison intelligente » reste du domaine de la science-fiction.

Applications concrètes

Des systèmes informatisés gérant le chauffage et la sécurité du domicile existent maintenant à coût raisonnable. Les systèmes d’alarme composent des numéros de téléphone pour avertir d’une intrusion dans le domicile. Des capteurs situés à l’extérieur et dans chaque pièce envoient des informations à une unité centrale qui régule le chauffage et que l’on peut déclencher d’un simple appel téléphonique. On trouve aussi des systèmes permettant de gérer l’arrosage du jardin sans gaspillage d’eau, la température de la piscine, etc.