Pour commencer, il faut savoir qu’il existe deux types d’espaces colorimétriques, c’est-à-dire deux espaces associés à un nombre de couleurs visibles : Le RVB et le CMJN. L’un est uniquement destiné à l’ordinateur, donc à être affiché sur un écran et le second, le CMJN, est un espace colorimétrique réservé à l’impression papier. Derrière ses deux sigles se cachent quelques notions très simples :

RVB signifie rouge, vert, bleu, lesquels représentent les trois couleurs qui composent cet espace. Leur association à l’écran permet d’afficher une large palette de couleurs et de teintes, le noir, lui, étant créé à partir de la superposition des trois couleurs. Le RVB est utilisé seulement pour l’écran. Ainsi, la plupart des images sur Internet sont en RVB.

CMJN marque les initiales de cyan, magenta, jaune et noir. C’est un espace colorimétrique beaucoup plus vaste que le RVB puisque composé de quatre couleurs. L’ajout du noir permet une intensité et un contraste plus importants que le RVB. Ainsi, on préférera utiliser le CMJN au RVB lors d’une impression papier.

Pour privilégier le RVB ou le CMJN dans votre logiciel de création ou de montage, créez simplement un nouveau document : celui-ci vous proposera le choix entre les deux modes. Il est donc important de savoir à quel support (web ou impression) se destine votre fichier.

Une affaire de résolution

Le choix entre le RVB et le CMJN a-t-il quelque chose à voir avec le fait que ma photo est pixelisée ? Eh bien non. En réalité, le choix entre RVB et CMJN n’a d’incidence que sur les couleurs. Si une photo est pixelisée, c’est la résolution qui est concernée. Là encore, très simplement, deux notions sont à considérer.

En RVB (pour le web), on utilise une résolution de 72 DPI (dots per inch), soit 72 points par pouce. En CMJN (pour l’impression), on utilise une résolution de 300 DPI, soit 300 points par pouce.

Plus le nombre de points par pouce – c’est-à-dire, pour simplifier, le nombre de points par centimètre – est important, plus la qualité de l’image est élevée. Et plus la résolution de votre image est élevée, plus votre fichier est lourd !

Si j’imprime une image prise sur Internet, est-ce qu’elle sera comme à l’écran ?

Absolument pas. Une image sur Internet, de 72 DPI, va être imprimée sur le papier dans la même résolution au lieu des 300 DPI nécessaires. La résolution de l’image n’est pas assez élevée et elle sera donc de mauvaise qualité, floue, voir même pixelisée.

Est-il impossible d’imprimer en bonne qualité une image trouvée sur internet ?

Oui, c’est tout à fait possible. Il suffit simplement de passer la résolution de l’image de 72 DPI à 300 DPI. Attention cependant, votre image doit être relativement grande car en augmentant la résolution d’une image vous « condensez» les pixels qui la composent. Logique, puisque vous passez de 72 pixels par pouce à 300 pixels par pouce.

De la même manière, une image de 300 DPI peut être réduite à 72 DPI au besoin. Dans ce cas, l’image ne va pas rétrécir mais s’agrandir après l’opération.

Les formats

Une fois le fichier créé il faut l’enregistrer, pour ensuite pouvoir l’envoyer sur Internet ou l’imprimer. On utilise alors différents formats. Le GIF (.gif), le JPEG (.jpg) et le PNG (.png), sont les trois formats les plus fréquents. Pour l’impression on préférera enregistrer le fichier en EPS (.eps) ou en TIFF (.tiff). Ces deux formats permettent de conserver une bonne qualité de fichier et sont, de plus, pris en charge par les imprimeurs.

Rappel

Tout cela fait beaucoup d’informations à assimiler en une seule fois. Alors pour ne retenir que l’essentiel, sachez que pour un fichier destiné au web on utilise le RVB, dans une résolution de 72 DPI et que l’on enregistre en .gif, .jpg ou .png.

Pour l’impression on choisira le CMJN et le fichier doit posséder une résolution de 300 DPI. Quant aux formats, on préfèrera le .eps ou le .tiff.